Ouvert aujourd'hui de 12 h à 18 h 30 · 1587 route du Moulin Neuf, Camembert

Les prairies de la Foucaudière sous un grand ciel, à Camembert

La méthodeLe pâturage tournant

Une méthode d'élevage ovin innovante et durable pour régénérer les sols du Pays d'Auge

Diviser pour mieux régénérer nos terres normandes

Quelques jours par parcelle, puis on change

À la Ferme de la Foucaudière, nous conduisons nos 700 brebis allaitantes au pâturage tournant dynamique. Le principe : nos 102 hectares de prairies naturelles sont découpés en petites parcelles clôturées, les paddocks. Plutôt que de laisser le troupeau divaguer partout toute l'année, nous le déplaçons tous les quelques jours, selon un calendrier que nous tenons sérieusement.

Nos bêtes ont ainsi toujours de l'herbe jeune, à sa meilleure valeur nutritive. Et comme elle n'est jamais rasée de trop près, les racines restent fortes et l'herbe repart vite. Notre élevage se nourrit donc de ce qui pousse ici, naturellement.

Le troupeau de brebis rassemblé devant les collines du Pays d'Auge
Une petite fille observe les brebis derrière la clôture, face aux collines du Pays d'Auge

Ce que nos brebis ont dans l'assiette

Nos parcelles sont des prairies naturelles, sur le sol argilo-calcaire du Pays d'Auge : du ray-grass, du trèfle blanc, du lotier, et tout ce qui vient s'y installer par-dessus. C'est ce mélange qui fait une bonne herbe. Le ray-grass donne l'énergie, le trèfle et le lotier apportent les protéines et fixent l'azote dans le sol, si bien que la prairie se fertilise en partie toute seule.

Nos brebis mangent du vert toute l'année : elles sont dehors, et c'est l'herbe de la parcelle du moment. L'hiver, quand la pousse s'arrête, nous complétons avec du sec : du fourrage, ces fameuses grosses bottes rondes qu'on croise au bord des routes en partant en vacances.

Améliorer la biodiversité et lutter contre le surpâturage

Le secret du pâturage tournant dynamique réside dans le temps de repos accordé à la terre.

Un repos biologique pour chaque parcelle

Dès qu'un paddock est libéré, la flore sauvage et les graminées normandes ont plusieurs semaines devant elles, sans une seule bête dessus. Ce repos casse les cycles des parasites et écarte le surpâturage, qui épuise tant de prairies.

Des sols plus riches, qui captent le carbone

Le sol y gagne beaucoup, lui aussi. Le passage rapide du troupeau et ce qu'il laisse derrière lui font un engrais naturel très efficace, sans rien acheter.

Nos sols de Camembert s'enrichissent en humus, boivent mieux la pluie et stockent du carbone. C'est ce qu'on appelle l'agriculture régénérative, et nous voyons la différence d'une année sur l'autre.

Une production résiliente et un circuit court vertueux

En tirant le meilleur de chacun de nos 102 hectares, nous nous rapprochons de l'autonomie fourragère. Produire nous-mêmes ce que mangent nos bêtes, c'est dépendre beaucoup moins de l'extérieur, et dormir plus tranquille quand une sécheresse s'annonce.

Cette gestion durable et éco-responsable des prairies se ressent directement dans la qualité de notre production. C'est grâce à cette herbe riche et à ce mode d'éco-élevage extensif que nous pouvons proposer aux consommateurs de l'Orne et de Normandie une viande d'excellence, à retrouver directement dans nos colis de viande fermière en vente directe.

Deux enfants au milieu des agneaux dans une prairie, devant les haies bocagères du Pays d'Auge
Le troupeau de brebis au pâturage devant les collines verdoyantes de l'Orne

Les haies qui abritent cette herbe

Cette herbe bien menée nourrit tout ce que vous verrez dans notre ferme pédagogique en Normandie. Et elle pousse à l'abri de nos haies.

  • Le panneau directionnel en bois de la ferme, devant les haies et les prairies

    Agroforesterie & Autonomie

    Des kilomètres de haies bocagères replantées au milieu des parcelles, et l'objectif de produire ici la quasi-totalité de l'alimentation du troupeau.

    Découvrir nos haies bocagères