Ouvert aujourd'hui de 12 h à 18 h 30 · 1587 route du Moulin Neuf, Camembert

La ferme de la Foucaudière vue du ciel : ses prairies, ses haies bocagères et les collines du Pays d'Auge

Les terresL'exploitation

Les coulisses de notre élevage ovin extensif et nos engagements en agroécologie dans l'Orne

102 hectares de prairies naturelles au cœur du Pays d'Auge

Un parcellaire groupé autour de la bergerie

Nos 102 hectares sont d'un seul tenant, sur les collines de Camembert, en pleine Basse-Normandie. Ce n'est pas un détail de cadastre : avoir toutes ses parcelles groupées autour de la bergerie change la vie d'un éleveur. Nous surveillons le troupeau sans passer nos journées en tracteur, et notre empreinte carbone s'en ressent.

Ce sont des prairies permanentes et naturelles, jamais retournées. La flore locale y est restée variée, nos bêtes y trouvent une herbe de qualité, et le sol y stocke du carbone année après année. Une prairie qu'on laisse tranquille travaille beaucoup mieux qu'on ne le croit.

Le troupeau de brebis au pâturage devant les collines verdoyantes de l'Orne
Le panneau directionnel en bois de la ferme, devant les haies et les prairies

Le pâturage tournant dynamique pour un élevage ovin durable

Au cœur de notre gestion technique, nous appliquons une méthode d'avenir : le pâturage tournant dynamique.

Des paddocks et un calendrier

Le principe est simple : nos 102 hectares sont découpés en petites parcelles, les paddocks, et nos 700 brebis allaitantes de races Île-de-France et Suffolk passent de l'une à l'autre selon un calendrier que nous tenons de près.

Une herbe toujours à sa valeur maximale

Le calcul est vite fait : les brebis mangent une herbe jeune, à sa meilleure valeur nutritive, et chaque parcelle a le temps de se refaire une santé avant leur retour.

Pas de surpâturage, un sol qui se structure, de la biodiversité qui revient, et une ferme qui achète de moins en moins de fourrage à l'extérieur. C'est vers cette autonomie-là que nous tendons.

Agroforesterie et replantation de haies bocagères traditionnelles

Nous travaillons avec le Syndicat mixte du bassin de la Dives à un grand programme de replantation de haies bocagères normandes. Le remembrement en a fait disparaître beaucoup, et c'est dommage : à la Foucaudière, nous croyons vraiment à l'agroforesterie.

Alors nous plantons des kilomètres d'arbustes et d'essences locales au milieu de nos terres. Ces haies coupent les vents dominants et abritent les agneaux au printemps, retiennent le sol quand il pleut comme il pleut en Normandie, filtrent l'eau, et donnent au troupeau l'ombre dont il a besoin l'été.

Elles servent aussi d'abri et de chemin à la faune sauvage, aux oiseaux et aux pollinisateurs, qui reviennent d'année en année. C'est sur cette terre vivante que nous produisons notre viande de qualité supérieure, vendue en circuit court.

Deux enfants au milieu des agneaux dans une prairie, devant les haies bocagères du Pays d'Auge
Le troupeau de brebis rassemblé devant les collines du Pays d'Auge
  • 102hectares d'un seul tenant
  • 700brebis allaitantes en plein air
  • 2races : Île-de-France et Suffolk

Qui fait vivre ces 102 hectares

Ces prairies vous attendent aussi pour une journée dans notre ferme pédagogique en Normandie. Et derrière toute cette technique, il y a surtout deux parcours de vie.

  • Un tout-petit sur son tracteur à pédales, devant le tracteur de la ferme de la Foucaudière

    Notre Histoire

    Anciens secrétaire comptable et menuisier, nous avons quitté nos métiers pour l'élevage ovin et les hauteurs de Camembert. Le récit d'un changement de vie et d'une installation portée par toute une communauté.

    Lire notre histoire d'éleveurs