De l'Angleterre aux collines normandes : une rencontre, un destin
Un menuisier britannique, une secrétaire comptable, et une envie de grand air
Tout commence en Angleterre, assez loin des collines normandes. J'y séjournais, Gary y était menuisier et vivait déjà de sa passion du bois. Nous nous y sommes rencontrés, et très vite nous avons eu la même idée en tête : construire quelque chose à nous, simple et durable.
Nous avons choisi de nous installer ensemble en France, mais notre quotidien est resté longtemps loin de la terre : je gérais des dossiers comme secrétaire comptable, Gary continuait de façonner le bois. C'était confortable, et pourtant l'envie de grand air ne nous lâchait pas. Nous reparlions souvent des paysages ruraux et des élevages ovins traditionnels que Gary connaissait si bien en Grande-Bretagne.
C'est la naissance de Lily qui a tout décidé. Nous voulions lui offrir autre chose que les écrans et les journées qui filent : le travail de la terre, le respect des animaux, les saisons que l'on voit vraiment passer. Alors nous avons tout changé, réuni nos deux cultures, et nous sommes devenus éleveurs au cœur de la Normandie, dans une agriculture durable, transparente et citoyenne.


Une aventure collective rendue possible grâce à l'épargne solidaire
Trouver une exploitation agricole d'un seul tenant en Normandie, quand on s'installe, relève du parcours du combattant. Le nôtre s'est arrêté sur les hauteurs du village de Camembert, dans l'Orne, et là, nous avons su tout de suite.
102 hectares de bocage préservé
102 hectares de prairies naturelles, un bocage encore debout, en plein Pays d'Auge : il nous fallait exactement cela pour monter notre éco-élevage ovin extensif de 700 brebis.
FEVE, la foncière agricole et solidaire
Restait le nerf de la guerre : le foncier agricole, qui bloque la plupart des installations. Sans un bel élan de solidarité citoyenne, nous n'y serions pas. La foncière agricole et solidaire FEVE (Fermes en ViE) nous a accompagnés : avec l'épargne de citoyens engagés, elle a acheté les terres et nous les loue, avec une option d'achat à long terme.
Ce coup de main nous a laissé faire notre vrai métier : nous occuper du bien-être de notre troupeau et mener nos parcelles en agroécologie.
Une communauté mobilisée pour l'ouverture de notre ferme pédagogique
Dès le départ, nous ne voulions pas seulement produire des colis de viande fermière. La Foucaudière devait être un lieu où l'on partage, où l'on transmet, où vos enfants découvrent des choses. D'où notre slogan : « Moins d'écran, plus de vivant ! ». Restait à financer les aménagements de notre ferme pédagogique en Normandie, et nous nous sommes lancés dans une campagne de financement participatif sur MiiMOSA.
La réponse nous a dépassés : des habitants de l'Orne, des amoureux de la Normandie, des gens que nous ne connaissions pas. Grâce à eux, nous avons pu tracer un parcours animalier entièrement sécurisé à travers nos bois et nos champs, installer des aires de jeux en bois, et surtout isoler et chauffer l'ancienne salle de traite pour en faire une salle pédagogique de 90 m².
Autant dire que chaque pas que vous faites ici a été payé par quelqu'un qui croyait au projet avant même de l'avoir vu.


Ce que cette histoire a fait naître
Ce changement de vie s'est transformé en engagements, envers vous comme envers le territoire. Voilà lesquels.

Une Ferme Citoyenne
Transparence totale, respect du bien-être animal et éducation au vivant : nos engagements envers celles et ceux que nous accueillons, et envers le territoire du Pays d'Auge.
Découvrir notre ferme citoyenne
